
La retraite : une autre vie après le travail
La retraite est une conquête sociale de la Libération qu’il convient de préserver. Elle est issue du programme du Conseil nationale de la résistance (CNR) qui prévoyait de créer « une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours » dès la libération du territoire. Le nouveau système de sécurité sociale découle des trois ordonnances du 30 décembre1944, du 4 et du 19 octobre 1945. L’assurance vieillesse y est intégrée et repose encore sur la solidarité intergénérationnelle, ce qu’on appelle couramment la répartition (les actifs payent pour les retraités). Tous les projets de réforme actuels tendent au contraire à rompre avec ce principe pour individualiser et privatiser les retraites par des dispositifs boursiers (chaque individu financerait sa propre retraite par des systèmes de capitalisation boursière du type Fonds de pension). Aujourd’hui cet acquis de civilisation qui permet de ne pas mourir au travail n’en n’a que plus de valeur car le nombre de retraités s’accroît.
D’une quinzaine de millions aujourd’hui, nous passerons à 22 millions en 2050. Nous vivons plus longtemps. Plus important encore, nous vivons plus longtemps et en bonne santé. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a d’ailleurs mis en place un indice de mesure de vie en bonne santé, l’EVBS. On ne parle plus seulement de 3e âge mais de « âge ». La formule a le mérite d’illustrer ce progrès de l’espérance de vie en bonne santé. Ce nouveau temps de la vie prend de plus en plus d’importance, en particulier dans les sociétés occidentales. L’expérience et la sagesse sont des qualités reconnues aux seniors. A cet égard, leur implication dans les activités de la collectivité est indispensable.
Avec l’allongement de l’espérance de vie, la retraite, loin d’être une fin de parcours, constitue une nouvelle étape de la vie. Réaliser ce qu’on n’a pas pu faire pendant sa vie professionnelle, s’occuper de ses petits enfants, voyager, autant de choses qui peuvent être accomplies à l’heure de la retraite.
A Villepinte, le Centre communal d’action sociale (CCAS) qui a en charge le pôle senior se propose de la rendre meilleure et met à disposition un large panel de services qui peuvent répondre à des situations très diverses. Ainsi la collectivité à travers cet outil, met en œuvre une solidarité, organise le maintien du lien social, l’accompagnement et la lutte contre l’isolement : des voyages, des sorties, des repas, des colis, des aides, un service d’accompagnement et de livraison des repas à domicile, etc. |