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Patrimoine villepintois

 

Gare du Vert Galant
Alors que la gare la plus proche pour les villepintois est celle de Sevran-Livry construite en 1862, Vaujours obtient l’arrêt des trains de la ligne Paris-Soissons, au passage à niveau du chemin du Loup situé au Vert Galant. Le quartier se peuple rapidement rendant nécessaire la construction d’une vraie gare. Le nouveau bâtiment, inauguré le 13 octobre 1929, est caractéristique de l’architecture des années 1930 avec son style Art déco à la géométrie rigoureuse. Divers aménagements verront le jour tout au long des années 1930 : passerelle, pavage de la cour, éclairage public. Il faut ensuite attendre 1981 pour que débute l’ère de l’interconnexion des réseaux RATP et SNCF.

 

 

Place de la gare
Cette place a connu de profonds bouleversements entre le début des années 1930 et aujourd’hui. Le pavage de la place, puis l’arrivée de l’éclairage public ont participé à la modernisation des lieux tout en accompagnant l’implantation d’une forte activité commerciale
  Eglise Saint-Vincent-de-Paul
Dès le début des années 1920, le quartier du Vert Galant connaît un afflux de population continu. A cette époque, ce quartier dépend de la paroisse Notre-Dame (Vieux Pays) dont le curé vient le dimanche dire la messe dans une chapelle en bois située rue du Bois. Plus tard, il est décidé de construire une chapelle en pierre dont les travaux commencent en 1938. Les fonds nécessaires à la construction sont recueillis par souscription. C’est par une ordonnance du 16 novembre 1946 que Monseigneur Gosselin érige Saint-Vincent-de-Paul au titre d’église paroissiale.
  Ecole du Vert-Galant
De 1820 à 1925, Villepinte ne possède qu’une école (la mairie-école au Vieux Pays). Après un premier projet d’école intercommunale qui n’aboutit pas, les travaux de l’école du Vert-Galant débutent en 1928. L’inauguration a lieu le 3 mars 1929, mais le bâtiment est déjà trop petit. Un projet d’agrandissement est approuvé dès 1930. Il faut attendre 1952 pour qu’une école maternelle de quatre classes ouvre ses portes au Vert-Galant.
  Le Sanatorium
En 1881, les religieuses de la congrégation des Sœurs de Marie Auxiliatrice achètent le château rouge et son parc de onze hectares pour y soigner les jeunes filles atteintes de phtisie qu’elles accueillent dans quatre pavillons de chasse à Livry. Divers aménagements et agrandissements ont lieu progressivement. En 1888, un jardin d’hiver est créé. La construction de « cures d’air » est lancée en 1903. En 1922, le pavillon Saint-Louis, situé de l’autre côté de la rue ouvre ses portes. Au fur et à mesure des avancées thérapeutiques, de nombreux traitements sont expérimentés pour soulager les pensionnaires. En 1971, face à la baisse du nombre de cas de tuberculose, le pavillon Saint-Louis ferme et l’établissement Sainte-Marie entame sa reconversion en s’orientant vers l’accompagnement des personnes en fin de vie.
  L’église Notre-Dame
A l’origine, Villepinte est rattachée à la paroisse Saint-Médard de Tremblay. Mais, dès le XII e siècle, on trouve mention d’une chapelle rattachée au château, qui sera érigée en église en 1279. Le chœur date du milieu du XVIe siècle et la nef de 1760. L’écroulement de la voûte en 1849 nécessite sa reconstruction en plein cintre. Sont inscrits aux monuments historiques : la statue de Saint-Pierre, les fonds baptismaux, le retable du maître-autel, la dalle de Nicolas Caillot et la pierre tombale de Louise Delaunay datant de 1580. Aujourd’hui, l’inscription est effacée et la pierre a été déplacée pour des raisons de conservation. Sur la droite, un couloir relié au château permettait autrefois aux seigneurs voulant assister aux offices de ne pas sortir de chez eux. Quant au clocher, il devait à l’époque accueillir quatre cloches. Aujourd’hui, le campanile n’abrite plus qu’une seule cloche bénite en 1886. C’est en 1888 qu’a lieu l’agrandissement de l’église devenu indispensable.
Les pyramides
Les Pyramides font partie des premières réalisations du quartier des Mousseaux. Elles sont imaginées par les architectes Michel Andrault et Pierre Parat (constructeurs de plusieurs bâtiments métalliques dont le Palais Omnisports de Paris Bercy). Aussi dénommées maisons-gradins-jardins, elles sont une sorte d’habitat mixte intermédiaire entre l’individuel et le collectif.
 
Les pavillons métalliques
Ces maisons individuelles « en bande » ont été construites entre 1969 et 1972 et sont l’œuvre de l’architecte Marcel Lods, pionnier de l’expérimentation de la préfabrication. Elles mêlent béton, verre, acier et aluminium. Ces 290 maisons vont du quatre au six pièces entourant un vaste espace vert paysager et bordées de squares et autres petits espaces verts collectifs. Ces logements peu onéreux montrent néanmoins des fragilités structurelles comme l’ont démontrés les incendies qui ont frappés certains pavillons en 2004.
  La Citole
Cette bâtisse qui appartient à la commune depuis 1990 est actuellement inhabitée. On ne connaît pas précisément sa date de construction mais on trouve mention du château de la Citole dès le XVIIe siècle. Une première construction, démolie en 1857, est habitée par la famille du comte Christian Dumas aide-comptable du roi. C’est Jules Doazan, agent de change à Paris qui fait construire l’actuelle villa de la Citole par l’architecte parisien Bigle. De nombreux propriétaires se succèderont dont Félix Houphouët-Boigny, qui occupe les lieux de 1952 à 1957 et qui deviendra le premier président de la Côte d’Ivoire de 1960 à 1993.
  L’hôtel de Ville
L’hôtel de ville était au départ une maison d’habitation acquise par la commune en 1848 pour servir de mairie-école. C’est l’instituteur qui occupe la fonction de secrétaire de mairie. En tant qu’enseignant, il loge et enseigne au rez-de-chaussée du « corps de logis » de la mairie- école. C’est l’unique classe de Villepinte jusqu’à la construction des écoles du Vert Galant avec une seule classe mixte. En 1925, soixante enfants sont scolarisés dont vingt habitent au Vert Galant. En 1996, l’ancienne mairie-école est détruite pour permettre la construction d’une nouvelle aile en complément de la bâtisse des années soixante pour donner à l’hôtel de ville une architecture en U. Cet agrandissement a permis aux archéologues de mettre au jour les vestiges d’un bâtiment en pierre et plâtre remontant aux XIVe et  XVe siècle. On y découvre un lot de verrerie de table avec des pièces allant du XVIe au XVIIIe siècle.
  Le lavoir
Le lavoir n’a pas toujours été situé à cet endroit . Se trouvant sur la ligne de chemin de fer Paris-Rivecourt, projetée en 1901 mais jamais terminée, le lavoir est déplacé en 1912 par la Compagnie des Chemins de Fer du Nord.
Il a toujours été alimenté par les eaux du Sausset, qui prend sa source à Tremblay-en-France, même lors de son déplacement, puisqu’un canal fut creusé dans ce sens. Situé depuis 1912 ruelle du lavoir, celui-ci servit aux villepintois jusque dans les années 1930, époque à laquelle se généralise l’usage de l’eau courante dans la commune.