La défense de biodiversité au cœur de la politique municipale
Préserver l’environnement et voir réapparaître une flore et une faune disparues : telles sont là motivations qui ont guidé la Municipalité dans la mise en en place d‘une gestion différenciée des espaces verts de la ville.
Dès le lendemain des élections municipales, Madame le Maire a décidé de conduire une politique axée sur le développement durable et la préservation de l'environnement.
La biodiversité
En mai 2008, la Ville a signé une charte de biodiversité urbaine avec la région Ile-de-France qui formalise sa volonté de faire connaître, de préserver et de gérer la biodiversité et les milieux naturels. La gestion différenciée des espaces verts est un des moyens d’améliorer la bio-diversité de notre ville.
Deux principes fondamentaux - Limiter l’utilisation des produits phytosanitaires et des intrants dans la gestion des espaces verts - Restreindre la consommation de l'eau nécessaire à l'arrosage
La gestion différenciée des espaces verts
Cette politique s'inscrit dans un processus plus large. Depuis l’arrêté du 12 septembre 2006, l’emploi de produits désherbants est très réglementé sur les surfaces imperméables. Ces surfaces ont une capacité d’infiltration très réduite. Elles présentent donc un risque de ruissellement important. La réglementation est accompagnée d’une interdiction de l’emploi de tous produits phytosanitaires à moins de 5 m d'un point d’eau (plan d’eau, fossé, avaloir). Enfin, le plan « Ecophyto 2018 » mis en place par le ministère de l'Agriculture nous invite à réduire de 50 % l’usage des pesticides au niveau national dans un délai de dix ans.
Des espaces verts hiérarchisés Dès 2009, les services techniques municipaux ont procédé à une classification des espaces verts de notre ville, au moyen d’un échelle de 0 à 5.
Echelle 0 : les jardinières hors-sol ou suspendues Echelle 1 : les lieux dits de prestige, où la fréquentation est forte, la gestion horticole intensive et l’arrosage automatique. La fleuraison de la Mairie ou du boulevard Ballanger est intensive et varie selon les saisons. Echelle 2 : les espaces verts à fonction horticole à forte fréquentation. Le parc de la Roseraie ou l’avenue Émile Dambel, dont les plantations et le fleurissement font l’objet d’une recherche particulière font partie de ces espaces. Echelle 3 : les espaces verts rustiques, à fréquentation forte, comme les espaces verts qui bordent les routes. L’entretien simple et régulier et le fleurissement limité. Echelle 4 : les espaces verts rustiques à la fréquentation modérée, qui sont laissés au naturel avec une tonte une fois dans l’année (comme le parc Marie-Laurencin ou le complexe sportif Schwendi-Schöneburg). Enfin, les espaces verts de l’échelle 5 sont dits naturels. Les buttes Nicolas Ledoux ou Casanova, qui bordent l’autoroute A104 sont fauchés une fois dans l’année. L’objectif est d’y faire développer une flore autochtone. Dès la première année, des orchis bouc y ont poussé.
Parmi les différentes méthodes alternatives à l’emploi de produits désherbants, les services municipaux, dans cadre de la gestion différenciée des espaces verts, utilisent le désherbage thermique. Au départ cette technique n'a concerné que les surfaces imperméables dans les écoles et le quartier du « Petit Vert Galant ». Sur les surfaces perméables, un travail mécanique du sol avait été réalisé sur une faible profondeur permettant un maintien du sol propre pendant environ une année.
En 2011, une étape supplémentaire a été franchie en utilisant ces techniques sur l'intégralité du quartier de la Haie-Bertrand.
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